© 2016 by Alexandra Adénor

D'abord, J'existe.


Qui sommes-nous ? Quelle est notre place dans ce monde? Voulons-nous vivre et nous incarner dans ce corps qu'est le nôtre ici et maintenant?

C'est là, avec un cri d'existence, que tout commence. Une première lueur de conscience nous met en relation par rapport à notre environnement. Je suis moi, l'incarnation de quelque chose dans de la matière solide, en connexion avec une terre-mère qui m'approvisionne et me soutient.

Mais comment se manifeste cette incarnation? Est-ce que j'accepte pleinement mon existence ici sur Terre ? Est-ce que je me sens ancré(e)? à ma place? Suis-je conscient(e) de cette relation profonde avec le monde matériel et physique ? Est-ce que mon amour pour la vie et l'acceptation totale de ce qu'elle représente est suffisamment grand pour me pousser à entrer en interaction assumée avec elle ?


Alors permettons-nous un petit retour à la famille, la base. Revenons sur nos premières expériences de l'encadrement, du soutient et de la protection.

Retournons en arrière et se demandons-nous s'il y a eu des failles qui ont provoqué chez soi des insécurités par rapport à son propre développement : manque d'amour et de considération, manque de stabilité, manque de protection, manque de ressources (financières, alimentaires) ou encore manque d'éducation émotionnelle etc.

Lorsqu'on prend le temps d'observer, on pourra commencer à voir éventuellement les prémices de liens avec certains de nos déséquilibres actuels : matérialisme exacerbé, égoïsme et difficulté à écouter les besoins des autres, dépendances aux plaisirs des sens, violences et colères, peur de vivre, peur de la mort ou dans un autre extrême: rêveries et étourderies, paresse, fatalisme et manque de motivation, difficultés à prendre ses responsabilités et à concrétiser certaines actions, déconnexion avec la réalité etc.

Pourtant, lorsque la base s'équilibre, on se sent bien et en harmonie dans son corps physique et dans le monde qui nous entoure. On l'accepte complètement peu importe sa couleur. La peur du manque n'existe pas. On fait confiance à la vie, on se fait confiance pour s'auto-suffire et trouver le courage nécessaire d'agir, de manifester notre existence. On sait profiter des ressources proposées par notre environnement sans dépendances et sans abus car on comprend que le visible, le matériel ne constitue pas une fin en soi mais juste une infime partie de notre expérience ici.

Le chakra de la base se nomme Muladhara, le chakra racine. C'est notre compréhension de l'Esprit dans la matière. C'est notre expérience avec la matière via notre incarnation dans celle-ci. Assumer d'être dans ce monde, c'est savoir indirectement défendre sa place. On a conscience qu'on veut manifester quelque chose, le " JE ".

D'abord, on veut exister, d'abord on existe. Les deux pieds ancrés dans la terre, on se sent prêts à faire l'expérience de la matière.

Pour se rééquilibrer :

** Lorsque trop dans la matière : (égocentrisme, égoïsme, matérialisme, dépendances, autoritarisme exacerbés)

- Retour à la nature : entrer en connexion avec des arbres, la terre, des éléments enracinés. Marcher pieds-nus.

- Apprendre ou travailler la modération et l'engagement.

- Apprendre ou travailler à faire confiance à la vie, à se faire confiance.

- Privilégiez les expériences qui apporteront plus de fluidité, de douceur et de légèreté dans sa vie.

- Calme, récupération et détente

- Retour aux choses simples

** Lorsque manque d'ancrage :

- Retour à la nature : entrer en connexion avec des arbres, la terre, des éléments enracinés. Marcher pieds-nus

- Pratiquer et développer le courage de s'assumer et d'accepter sa vie sans prendre pour acquis que le passé nous enferme dans une détermination précise pour la suite.

- Pratiquer des postures d'ancrage et d'équilibre sur ses jambes en yoga. Engagement du périnée, renforcement du corps, exercices de gainage.

- Prendre conscience de son corps, apprendre à l'accepter et à l'aimer.


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